Le pétrole sous les 100 dollars, le dollar recule alors que le détroit d'Ormuz reste ouvert - Forex | PriceONN
Les craintes d'une interruption de l'approvisionnement énergétique mondial s'estompent avec la confirmation que le détroit d'Ormuz demeure navigable. Le dollar américain perd du terrain face à un allègement des scénarios extrêmes liés au conflit au Moyen-Orient.

Apaisement des tensions et reflux des prix du brut

Le cours du pétrole a de nouveau cédé le seuil psychologique des 100 dollars aujourd'hui, suite à des indications claires que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation. Cette nouvelle a contribué à dissiper les craintes d'une potentielle rupture majeure de l'approvisionnement énergétique mondial. Parallèlement, le dollar américain a connu un affaiblissement généralisé, les opérateurs de marché réduisant leur évaluation des scénarios les plus pessimistes liés aux chocs pétroliers découlant du conflit israélo-iranien.

Le sentiment général sur les marchés s'est également amélioré. Les principaux indices boursiers européens ont affiché une légère hausse, tout comme les contrats à terme américains. Des déclarations de Scott Bessent, Secrétaire au Trésor américain, ont marqué un tournant dans ce changement de sentiment. Il a indiqué que des navires iraniens avaient effectivement quitté le détroit d'Ormuz, suggérant une volonté de laisser les flux pétroliers se poursuivre. "Nous avons laissé cela se produire pour approvisionner le reste du monde", a-t-il précisé, soulignant que l'essentiel pour les marchés était que le détroit n'ait pas été miné.

Une minage du passage maritime aurait rendu le détroit impraticable pour tous les navires et aurait nécessité des opérations de déminage considérables, risquant ainsi de déclencher une crise énergétique mondiale prolongée. La continuité du trafic des pétroliers signale donc que le scénario catastrophe ne s'est pas concrétisé. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a d'ailleurs confirmé que, de leur point de vue, le détroit d'Ormuz restait ouvert. Lors d'une conférence de presse, il a précisé que la route était seulement fermée aux navires américains, israéliens et de leurs alliés, le trafic commercial général pouvant toujours transiter.

Intervention coordonnée des réserves stratégiques

Parallèlement à ces développements diplomatiques, les gouvernements se préparent à une libération concertée des réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les marchés. L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) a annoncé qu'une telle action coordonnée, impliquant ses 32 pays membres, débuterait prochainement en réponse aux inquiétudes d'approvisionnement exacerbées par le conflit.

Le Japon a déjà entamé la libération de ses réserves, incluant des stocks du secteur privé et des réserves gouvernementales. Les États-Unis prévoient de contribuer à hauteur de 172,2 millions de barils, dont le pétrole devrait atteindre les marchés vers la fin du mois de mars. Les contributions européennes sont prévues selon un calendrier similaire. Ces approvisionnements supplémentaires sont destinés à servir de pont temporaire pour les marchés mondiaux, limitant ainsi la pression haussière immédiate sur les prix du brut pendant que les décideurs politiques surveillent l'évolution de la situation au Moyen-Orient.

Dynamiques monétaires et indicateurs économiques

Sur le marché des changes, le dollar se positionne comme la devise majeure la plus faible du jour, talonnée par le dollar canadien (Loonie) et le yen japonais. Le dollar néo-zélandais (Kiwi) mène la danse des gains, tandis que le dollar australien et l'euro affichent également une tendance haussière. La livre sterling et le franc suisse se situent dans une position plus neutre.

En Europe, au moment de la rédaction, le FTSE britannique gagnait 0,66%, le DAX allemand progressait de 0,63% et le CAC 40 français s'adjugeait 0,29%. Les rendements des obligations d'État à 10 ans au Royaume-Uni et en Allemagne ont baissé respectivement de -0,078% à 4,693% et de -0,035% à 2,950%.

En Asie, le Nikkei japonais avait reculé de 0,13%, tandis que le Hang Seng de Hong Kong a bondi de 1,45%. L'indice Shanghai SSE a baissé de 0,26%, et le Strait Times de Singapour a progressé de 0,55%. Le rendement des obligations japonaises à 10 ans (JGB) a augmenté de 0,035% pour s'établir à 2,280%.

Sur le plan macroéconomique, l'inflation au Canada a ralenti plus que prévu en février, l'indice des prix à la consommation (IPC) s'établissant à 1,8% en glissement annuel, les mesures de base montrant également un assouplissement. Ce ralentissement est en partie attribué à la baisse des prix de l'énergie, indiquant une modération progressive des pressions inflationnistes sous-jacentes.

En Chine, l'activité économique a débuté l'année 2026 sur une note plus forte qu'anticipé, avec des données de production industrielle, de ventes au détail et d'investissements en actifs fixes dépassant les prévisions. Le secteur immobilier demeure cependant un frein majeur à une reprise plus large.

En Nouvelle-Zélande, le secteur des services a replongé en territoire de contraction en février, l'indice des performances des services (BusinessNZ Performance of Services Index) tombant à 48,0. Une demande affaiblie, le coût élevé de la vie et des taux d'intérêt élevés continuent de peser sur l'activité.

Perspective pour le marché des changes : USD/CHF

Sur le marché des changes, la paire USD/CHF montre des signes de consolidation après avoir atteint un sommet temporaire à 0,7921. Le biais intraday est désormais neutre, mais une poursuite de la tendance haussière reste privilégiée tant que le support de 0,7746 tient bon. La hausse observée depuis le niveau de 0,7603 pourrait être interprétée comme une correction de la tendance baissière globale débutée à 0,9200.

Une rupture décisive du niveau de 0,7921 ouvrirait la voie à la cible de retracement de Fibonacci à 38,2% de l'amplitude 0,9200-0,7603, soit 0,8213. Dans une perspective à moyen terme, un plancher significatif semble s'être établi à 0,7603, soutenu par une divergence haussière sur l'indicateur MACD journalier. La reprise depuis ce point est vue comme une correction de la baisse depuis 0,9200.

Cependant, une cassure franche de la moyenne mobile exponentielle (MME) à 55 semaines, actuellement située autour de 0,8091, suggérerait une correction plus profonde de la tendance baissière à plus grande échelle, initiée à partir du plus haut de 2022 à 1,0146. À l'inverse, un rejet par cette MME pourrait annoncer la reprise de la tendance baissière, avec une projection à 100% de l'amplitude 1,0146-0,8332 reportée à partir de 0,9200, menant à 0,7382 à terme.

Indicateurs Économiques Clés (Heure GMT)
Devise Événement Actuel Consensus Précédent
NZD Business NZ PSI (Fév) 48.0 50.9 50.7
CNY Production Industrielle A/A (Fév) 6.30% 5.10% 5.20%
CNY Ventes au Détail A/A (Fév) 2.80% 2.50% 0.90%
CNY Investissement Actifs Fixes YTD A/A (Fév) 1.80% -2.10% -3.80%
CAD Mises en chantier Y/Y (Fév) 251K 243K 238K
CAD IPC M/M (Fév) 0.50% 0.60% 0.00%
CAD IPC A/A (Fév) 1.80% 1.90% 2.30%
CAD IPC Médian A/A (Fév) 2.30% 2.40% 2.50%
CAD IPC Trimestre A/A (Fév) 2.30% 2.40% 2.40%
CAD IPC Commun A/A (Fév) 2.40% 2.60% 2.70%
USD Empire State Manufacturing (Mar) -0.2 3.8 7.1
USD Production Industrielle M/M (Fév) 0.20% 0.70%
USD Utilisation Capacité (Fév) 76.30% 76.20%
USD Indice NAHB Logement (Mar) 37 36
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