Le cours de l'or flambe après la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, malgré les appels à la paix des États-Unis - Matières Premières | PriceONN
Le cours de l'or a connu une forte reprise vendredi, inversant les baisses de la veille, suite à l'escalade des tensions dans le Golfe Persique. L'Iran a affirmé avoir pris le contrôle total du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique crucial, alors même que les États-Unis semblaient suspendre leurs actions militaires.

Choc Géopolitique et Rebond des Métaux Précieux

Le métal jaune a orchestré un retour spectaculaire ce vendredi, effaçant les pertes antérieures. Une escalade du conflit dans le Golfe Persique a entraîné une ruée des investisseurs vers les valeurs refuges. L'armée iranienne a proclamé avoir établi une autorité complète sur le détroit d'Ormuz, axe maritime d'une importance stratégique capitale. Ce développement survient alors que les États-Unis paraissent suspendre leurs actions militaires contre des cibles énergétiques iraniennes, signalant une tentative de désescalade par la voie diplomatique. Les données de trading confirment une nette embellie pour l'or. Le contrat à terme pour livraison en avril sur le Comex a bondi de 136,10 dollars, enregistrant une hausse de 3,11% pour clôturer à 4 512,40 dollars l'once troy. La dynamique s'est étendue à l'argent, dont le contrat d'avril sur le Comex a également connu une forte progression, gagnant 3,133 dollars, soit 4,63%, pour atteindre 70,830 dollars l'once troy.

Manœuvres Diplomatiques et Menaces Accrues

Alors que la confrontation américano-israélienne avec l'Iran entrait dans son vingt-huitième jour, le Président Donald Trump a réaffirmé l'engagement de son administration à rechercher une résolution pacifique. Des rapports indiquent qu'une proposition de paix en 15 points aurait été transmise à l'Iran via le Pakistan. Le ministre des Affaires étrangères pakistanais a précisé que des négociations indirectes étaient en cours et que l'Iran examinait les propositions américaines. La Turquie et l'Égypte auraient exprimé leur soutien à ces efforts diplomatiques, tandis que la Chine a salué cette initiative comme un signe positif. Plus tôt dans la semaine, le Président Trump avait annoncé une suspension de cinq jours des frappes militaires potentielles visant les infrastructures énergétiques et électriques de l'Iran. À l'approche de la fin de cette pause initiale, le Président a annoncé via sa plateforme de médias sociaux que le moratoire sur les frappes serait prolongé jusqu'au lundi 6 avril. Il s'est montré optimiste quant aux pourparlers en cours, affirmant qu'ils progressaient positivement, un sentiment qui semble en décalage avec certains récits médiatiques. L'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, a également noté des signes encourageants suggérant que l'Iran pourrait être disposé à négocier. Parallèlement, Israël a déclaré avoir mené une série de frappes à Téhéran tôt vendredi, les présentant comme des réponses à des attaques contre des infrastructures civiles. Les opérations militaires israéliennes se poursuivraient également à Beyrouth, au Liban, dans le cadre de ses actions contre le Hezbollah. Ajoutant un avertissement sévère à cette situation volatile, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz. Le CGRI a affirmé un contrôle total sur la voie navigable et a émis une mise en garde stricte : tout navire tentant de passer subirait de graves répercussions. Amplifiant davantage la menace, l'Iran a indiqué que ces restrictions pourraient s'étendre aux navires associés à des nations soutenant soit les États-Unis, soit Israël. Cette escalade dramatique souligne la fragilité de la sécurité régionale et son impact immédiat sur les flux mondiaux de matières premières.

Indicateurs Économiques et Préoccupations Inflationnistes

Aux États-Unis, des données fraîchement publiées par l'Université du Michigan ont dressé un tableau préoccupant du sentiment des consommateurs. L'indice de mars est tombé à 53,3, son plus bas niveau en trois mois, manquant les prévisions de 54,0 et en baisse par rapport aux 56,6 de février. Les attentes des consommateurs se sont également affaiblies, l'indice correspondant chutant à un plus bas de quatre mois à 51,7 en mars. Simultanément, les anticipations d'inflation à un an ont grimpé à 3,8 % en mars, une augmentation significative par rapport aux 3,4 % de février et la plus forte hausse mensuelle observée depuis avril 2025. Des responsables de la Réserve fédérale ont reconnu l'impact inflationniste potentiel du conflit. Le vice-président de la Fed chargé de la supervision, Philip Jefferson, a commenté que la guerre en cours exacerberait probablement les pressions inflationnistes. La gouverneure de la Fed, Lisa Cook, avait précédemment déclaré que les risques s'étaient davantage orientés vers l'inflation que vers l'emploi en raison de la situation iranienne. Malgré ces préoccupations, la Réserve fédérale a maintenu son taux d'intérêt directeur dans la fourchette cible de 3,50 % à 3,75 % lors de sa réunion de mars.

Effets d'Entraînement sur les Marchés

L'application potentielle de la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran représente un risque critique pour l'économie mondiale. Les experts expriment des inquiétudes quant à un grave ralentissement économique si cette voie maritime vitale venait à être complètement bloquée. Cette incertitude accrue a ravivé la demande pour les actifs refuges. La récente baisse des prix de l'or semble avoir suscité une mentalité de « rachat lors de la baisse » (buy the dip) parmi les traders, qui sont désormais massivement revenus sur le marché, cherchant refuge dans les métaux précieux au milieu de la tourmente.

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