Les géants pétroliers réduisent drastiquement leurs investissements verts pour la première fois depuis 2017 - Énergie | PriceONN
Les plus grandes entreprises pétrolières et gazières mondiales ont vu leurs investissements dans les énergies vertes chuter de plus d'un tiers en 2025, marquant un premier recul depuis 2017, selon un nouveau rapport.

Un repli significatif dans la transition énergétique

Les mastodontes du secteur pétrolier et gazier mondial ont opéré un virage stratégique marquant, réduisant leurs dépenses consacrées aux énergies vertes en 2025. Ce mouvement représente la première baisse des investissements dans les solutions bas-carbone depuis l'année 2017, un fait souligné par une analyse récente. L'année dernière, ces entreprises de premier plan ont diminué leurs engagements financiers dans le secteur des énergies renouvelables de plus d'un tiers, passant de 38,2 milliards de dollars en 2024 à 25,7 milliards de dollars en 2025. Cette contraction notable révèle une réorientation des priorités vers les activités traditionnelles du pétrole et du gaz, jugées plus lucratives à l'heure actuelle.

Plusieurs facteurs expliquent ce changement d'approche. Les majors pétrolières privilégient désormais leurs opérations cœur de métier, qui génèrent des rendements supérieurs à ceux des énergies renouvelables. Parallèlement, un certain scepticisme réglementaire, illustré par des revers rencontrés par des projets éoliens offshore aux États-Unis, a également contribué à tempérer l'enthousiasme des grandes compagnies pétrolières pour les investissements verts.

Retour aux sources : le pétrole et le gaz reprennent le dessus

Après avoir affiché, au début des années 2020, des intentions de réduire progressivement la production d'hydrocarbures et avoir injecté des milliards de dollars dans des projets bas-carbone, les principales compagnies énergétiques européennes ont radicalement révisé leurs stratégies. La transition énergétique s'avère plus lente et complexe que prévu, tandis que la crise énergétique de 2022 a mis en lumière les fragilités de l'approvisionnement énergétique conventionnel. En conséquence, des acteurs majeurs comme BP et Shell sont revenus sur leurs engagements de réduire leur production de pétrole et de gaz d'ici la fin de la décennie.

L'année écoulée a marqué un retour marqué à l'augmentation des investissements et de la production d'hydrocarbures, s'accompagnant d'efforts d'exploration accrus dans des bassins stratégiques et de l'ouverture de nouvelles frontières prometteuses. Les majors européennes ont ainsi revu à la baisse des plans d'investissement de plusieurs milliards dans les renouvelables pour renforcer leurs portefeuilles d'actifs pétroliers et gaziers. BP et Shell ont pris conscience que la transition énergétique se heurte à des obstacles plus importants qu'anticipé et ne génère pas les marges bénéficiaires et les retours sur investissement attendus par les actionnaires, contrairement aux hydrocarbures.

Le directeur général de Shell, Wael Sawan, a lui-même qualifié une réduction de la production mondiale de pétrole et de gaz de « dangereuse et irresponsable ». Les homologues américains, ExxonMobil et Chevron, n'ont pas eu à opérer un tel revirement ; ils n'avaient jamais vraiment dévié de leur stratégie axée sur les énergies fossiles. Ces deux entreprises continuent d'intensifier leurs activités d'exploration et de production d'hydrocarbures, cherchant à acquérir des ressources stratégiques pour accroître leurs réserves.

Implications pour les marchés et les investisseurs

Ce désengagement relatif des géants pétroliers des énergies vertes, alors qu'ils réaffirment leur engagement envers les hydrocarbures, envoie un signal fort aux marchés financiers et aux investisseurs. Les cours du pétrole brut, notamment le Brent et le WTI, pourraient bénéficier d'une demande soutenue par ces investissements renouvelés dans l'exploration et la production. Les entreprises qui maintiennent ou augmentent leur exposition aux énergies fossiles pourraient voir leur valorisation s'améliorer à court et moyen terme, à condition que les prix des matières premières restent favorables.

Cependant, cette stratégie soulève des questions quant à la capacité du secteur à atteindre les objectifs climatiques mondiaux. Les investisseurs soucieux des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) pourraient se détourner des entreprises qui ne démontrent pas un engagement suffisant envers la transition énergétique. L'attention des marchés se portera donc sur la manière dont ces compagnies équilibrent la rentabilité actuelle de leurs activités traditionnelles avec les impératifs de durabilité à long terme. Les décisions futures de l'OPEP et les politiques énergétiques des gouvernements resteront des facteurs déterminants pour l'évolution des prix et des stratégies d'investissement.

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