L'inflation suédoise sous les projecteurs des marchés financiers - Forex | PriceONN
Les marchés surveillent de près les chiffres préliminaires de l'inflation suédoise pour juillet, attendus aujourd'hui, avec des prévisions de faible croissance annuelle dues à des mesures fiscales temporaires.

Focus sur l'inflation suédoise et les indicateurs américains

La scène financière est aujourd'hui tournée vers la Suède où les chiffres préliminaires de l'inflation pour le mois de juillet seront dévoilés. Les analystes anticipent une inflation sous-jacente de 0,4% en glissement annuel, tandis que l'indice des prix à la consommation avec taux d'intérêt fixe (CPIF) devrait s'établir à 0,6% en glissement annuel, et l'indice des prix à la consommation (CPI) à seulement 0,1% en glissement annuel. Ces lectures annuelles particulièrement basses s'expliquent principalement par l'effet complet, en juillet, de la réduction temporaire de la taxe sur le carburant et des subventions aux transports publics. Aux États-Unis, l'après-midi sera marqué par la publication du rapport Challenger sur les annonces de licenciements pour juillet, ainsi que les données préliminaires sur la croissance de la productivité au T2 et les inscriptions hebdomadaires au chômage.

Dynamiques macroéconomiques contrastées : de l'Europe à la Chine

En Chine, les données commerciales publiées durant la nuit et attendues vendredi matin seront scrutées. L'attention se portera sur la capacité des exportations à continuer de bénéficier d'une demande étrangère en amélioration, un rare point positif dans un contexte d'affaiblissement des indicateurs avancés domestiques durant l'été. Dans le reste de l'actualité économique, les propos des membres de la Fed continuent de diviser. La gouverneure Cook a souligné que le maintien des taux directeurs stables pourrait ne plus être une option si l'inflation ne montre pas de signes clairs de ralentissement, tandis que Raphael Bostic de la Fed d'Atlanta a insisté sur la nécessité d'obtenir davantage d'informations concernant la persistance de l'inflation. Parallèlement, le rapport ADP sur l'emploi américain pour juillet a révélé une création de seulement 44 000 emplois, bien en deçà des 70 000 attendus. Néanmoins, une hausse des salaires pour les travailleurs changeant d'emploi a été signalée, suggérant un marché du travail plus tendu et un pouvoir de négociation accru pour les employés, un signal potentiellement hawkish pour la Fed. L'indice ISM des services aux États-Unis a légèrement progressé à 54,1, mais l'indice de l'emploi a chuté, malgré une activité des entreprises et de nouvelles commandes en hausse, signalant des pressions inflationnistes persistantes. Dans la zone euro, les indices PMI des services et composites pour juillet ont confirmé une amélioration de l'activité par rapport à juin, atteignant respectivement 51,7 et 52,0. En Norvège, les prix immobiliers ont chuté de 1,1% en juillet, dépassant les prévisions de la Norges Bank. En Chine, le PMI des services du secteur privé a fortement reculé à 50,4, indiquant un ralentissement de la croissance des services, contrastant avec la stabilité observée dans la plupart des économies développées.

Réactions des marchés actions et de taux

Les marchés actions mondiaux ont prolongé leur tendance haussière pour une cinquième séance consécutive, enregistrant une progression d'environ 5% sur la semaine. Cette hausse s'est accompagnée d'une volatilité implicite modérément réduite, le VIX passant de 17 à 16. La performance a été largement tirée par les valeurs cycliques et de croissance, notamment dans le secteur technologique, bien que l'enthousiasme pour ce dernier ait diminué en fin de séance américaine. Ce matin, le sentiment autour des valeurs technologiques reste prudent, avec une divergence notable entre l'Asie, où la Corée du Sud sensible à la tech a reculé, et d'autres marchés moins exposés. Les contrats à terme européens et américains indiquent une ouverture en hausse, mais avec une certaine retenue. Les rendements de la zone euro et américains sont restés stables hier, les marchés tablant sur un accord intermédiaire américano-iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz. L'EUR/USD s'est rapproché de 1,1550, tandis que l'EUR/NOK stagnait près de 11,00 et que l'EUR/SEK chutait à 10,95, son plus bas niveau depuis mi-juin. Les marchés anticipent désormais seulement 40 points de base de hausses de taux de la Fed dans l'année à venir, mais les risques pointent vers des hausses supplémentaires, même si les prix de l'énergie se modèrent.

Perspectives et analyse pour les investisseurs

La divergence entre les responsables de la Fed concernant la politique monétaire demeure frappante. Alors que certains prônent une nouvelle hausse des taux pour contrer une inflation jugée trop élevée, d'autres estiment que la politique actuelle est déjà suffisamment restrictive. Cette incertitude pèse sur les anticipations de taux, les marchés intégrant désormais une probabilité moindre de hausses supplémentaires de la part de la Fed. Pour les investisseurs, la clé sera de surveiller la réaction des marchés aux données d'inflation suédoises, qui pourraient influencer les décisions de la Riksbank. De plus, la publication des chiffres de l'emploi américain demain sera déterminante pour affiner les perspectives de la Fed. La volatilité sur le Brent, bien que contenue, reste une préoccupation, liée aux négociations américano-iraniennes et à la sécurité du détroit d'Ormuz. Les traders devraient suivre attentivement les niveaux de prix du pétrole et les développements géopolitiques associés.

Hashtags
#Inflation #Suède #EmploiUS #Petrole #TauxDirecteurs #PriceONN

Suivez les marchés en temps réel

Renforcez vos décisions d'investissement avec des analyses IA et des données en temps réel.

Rejoignez notre chaîne Telegram

Recevez les dernières actualités, analyses IA et signaux de trading directement sur Telegram.

Rejoindre